Messages-clés
1. La récente remontée des rendements des obligations allemandes à dix ans traduit avant tout les incertitudes inflationnistes, ravivées par les tensions au Moyen‑Orient, plutôt qu’un véritable changement de régime de croissance. Le maintien du taux réel à un niveau modéré continue d’ancrer les anticipations. Dans ce contexte, l’objectif d’inflation de 2 % de la BCE et un potentiel de croissance stable en zone euro suggèrent que la remontée des taux nominaux fait émerger des points d’entrée attractifs sur les dettes souveraines longues « core » de l’Union européenne.
2. La dynamique de croissance portée par l’intelligence artificielle reste solide. L’explosion des dépenses d’investissement des hyperscalers américains, combinée aux avancées technologiques majeures – notamment avec les nouveaux modèles développés par Anthropic et Meta – conforte le caractère structurellement résilient du secteur technologique, y compris face aux pressions sur les coûts de l’énergie. Pour autant, un environnement de marché toujours incertain plaide pour une exposition mesurée, malgré un potentiel de long terme intact.
3. L’impact financier des interruptions d’approvisionnement en produits pétroliers varie sensiblement selon les entreprises, en fonction de leur exposition aux coûts, des possibilités de substitution et de leur pouvoir de fixation des prix. Les conséquences peuvent rester limitées, mais devenir significatives en cas de pénuries prolongées et d’épuisement des stocks. Dans certains cas, la hausse des prix pourrait toutefois compenser partiellement le recul des volumes